Lu pour vous

       

PRESS RELEASE: Paris June 7, 2010: The Directorate-General of Research at The European Commission recognizes BMSystems' scientific excellence and innovative business model through two invitations to contribute its expertise to key decisional meetings.

Dr. François Iris, CSO, is invited to contribute his expertise to the scientific meeting "From Systems Biology to Systems Medicine” that will bring together 30-35 European experts in a wide range of relevant disciplines to promote the successful translation of systems biology to systems medicine (June 14-15, 2010, Brussels). In addition, our successful research program on neurodegenerative disorders* is one of the 3 European “success stories of systems biology with direct benefit to medicine” selected for formal presentation during the session “State-of-the-Art of Systems Biology applications in Medicine”.

Mr. Manuel Gea, CEO, was invited to formally present BMSystems’ highly innovative and remarkably effective business model that generates, develops and transforms disruptive innovations into competitive business advantages at the "Innovation in Healthcare: From Research to Market. SMEs in focus" conference organized by the European Commission (May 20-21, 2010, Brussels).

To see more: BMSystems-disruptive-innovation-E-conference-20052010-manuel-gea.pdf (425,6 kB)

  

 

 

 

 

 

Donnez du sens à vos investissements! Angels Santé

La revue de la Ville d'Asnières, mai 2010

ANGELS SANTE ANNONCE.pdf (738 kB)

 

Amorçage : encore un petit effort

Il reste très difficile pour les jeunes sociétés de biotechnologies, qui viennent de se créer, de trouver les premiers financements. L'émergence de « business angels » à côté des fonds spécialisés est une bonne nouvelle.

En France, la phase d'amorçage qui suit la création de l'entreprise est encore insuffisamment financée. D'autant qu'en biotechnologie la maturation des projets est longue. Passer de la preuve de concept chez l'animal, qui légitime la création de l'entreprise, à la preuve de concept chez l'homme prend plusieurs années. Elle requiert des mises de fond qui vont de 200.000 à plusieurs millions d'euros, selon le « business model » adopté.

Des montants limités mais avec un rapport bénéfice-risque qui n'est pas compatible avec les exigences du capital-risque en termes de taux de rentabilité et de retour sur investissement. Les jeunes entreprises doivent donc frapper à d'autres portes.

Un certain nombre de fonds d'amorçage existent. On peut citer Inserm Transfert Initiative (4,2 millions d'euros) à capitaux majoritairement publics, G1J-CapDécisif (5 millions d'euros), en Ile-de-France, ou dans le Sud-Ouest Matwin-GSO (5 millions d'euros) soutenu par de grands industriels de la pharmacie et de la biotechnologie (Amgen, Pierre Fabre, Merck Serono, Novartis, Pfizer, Roche, Sanofi-Aventis). Bien que d'une taille supérieure (20 millions d'euros), le fonds Sefti (ex-SGAM Sefti) investit au même stade, et même en pré-amorçage, c'est-à-dire en aidant à la constitution de la société elle-même et de son équipe dirigeante. Pour cela, il travaille en lien étroit avec les cellules de valorisation des organismes publics. La société de biotechnologie Amgen a encore contribué à hauteur 40 % des fonds, une bonne manière pour elle de faire de la veille technologique.

Echange d'expériences

Mais ces fonds à eux seuls ne répondent pas à toutes les attentes. Dans ce contexte, la création, il y a deux ans, du réseau Angels Santé, qui compte aujourd'hui une cinquantaine de membres, est une très bonne nouvelle. Cadres et patrons de l'industrie pharmaceutique ou du secteur de la santé, en retraite ou toujours actifs, ces « business angels » ont reçu en 2009, via leur réseau, plus de 200 demandes de financement, témoignant de l'ampleur des besoins. Et ils ont finalement investi dans dix de ces projets.

Pour les sociétés concernées, qui se sont jusque-là souvent financées essentiellement grâce à l'argent des fondateurs et à des financement publics, c'est l'occasion d'un premier contact avec les exigences de rentabilité du privé mais avec, en contrepartie, un apport précieux en termes de management. « Les "business angels" investissent mais leur approche reste celle d'un entrepreneur et non d'un financier pur, estime Frank Zal, patron de Hemarina, société qui a levé 1,5 million d'euros auprès de ce type d'investisseurs. Ils n'hésitent pas à faire bénéficier les fondateurs de leurs compétences et de leur carnet d'adresses », expliquait-il à l'occasion des Journées de l'investissement dans la santé, organisées par Angels Santé en avril.

Un atout dont ne disposent pas les fonds d'amorçage, qui peuvent en revanche, eux, initier fort utilement les dirigeants au point de vue du capital-risque auxquels ils seront confrontés plus tard. « Nous faisons très attention à ce que le pacte d'actionnaires soit rédigé d'une manière qui ne soit pas d'emblée dissuasive pour les capital- risqueurs », expliquait Matthieu Coutet, partenaire chez Inserm-Transfert Initiative.

Au final, il semble que la coexistence au capital et au conseil d'administration des jeunes sociétés de différents types d'investisseurs soit extrêmement bénéfique pour les préparer aux étapes de croissance suivantes.

Source: Les Echos, 18 mai 2010, CATHERINE DUCRUET

http://www.lesechos.fr/info/sante/020492562174-amorcage-encore-un-petit-effort.htm

 

 

E&Y: A resilient biotech industry registers its first profitable year

 

By John Carroll (FirstBiotech)

 

Ernst & Young has scanned the global biotech industry and found that established biotech hubs not only weathered 2009's scary economic downturn, they achieved a collective profitability for the very first time. But the big accounting firm wasn't ready to call for the champagne just yet.

The yawning gap between the industry's haves versus the have-nots is just as big as ever, small fish in the drug development pond face plenty of challenges obtaining operating cash and anyone trying to make it in biotech today will need to clear a very high bar.

"Biotech companies have long confounded predictions on their ability to survive difficult economic conditions and 2009 was no different," says Glen Giovannetti, Ernst & Young's global biotechnology leader. "Companies will continue to face a challenging funding environment for the foreseeable future. The firms best poised for success are those that can seize the opportunities latent in the near-universal need for increased efficiency--from capital efficiency to new approaches to R&D and creative models for funding and partnering."

In an interview this morning, Giovannetti told FierceBiotech that in the "New Normal" era, successful biotechs will learn how to distinguish themselves from the crowd. Mega-mergers have left fewer, and far more selective, buyers at the bargaining table. Venture capital groups have less cash on hand to invest. More of the VCs will use a project approach to development, selecting small teams to take a program to the point where they should either get wholly involved or just kill it. And developers will need to make a strong case early on that their therapeutic will be either significantly cheaper or much more effective than currently available meds.

The emphasis now, says Giovannetti, is on "how will this technology really differentiate itself in the marketplace?"

E&Y's report includes some key highlights, including:

  • Established biotech centers in the U.S., Canada, Europe and Australia achieved an aggregate net profit of $3.7 billion for last year. That's well up from the $1.8 billion loss recorded in 2008.
  •  
  • Public biotech companies, led by a handful of star players, raised 42 percent more cash last year, with follow-on offerings ginning a considerable amount of that.
  •  
  • Strategic alliances are being struck at a robust pace, but there were only a handful of significant mega-mergers to report, with pharma coming in to buy up some major developers.

"The biggest opportunities in this new normal will come from increasing efficiency: more efficient ways to fund innovation and achieve returns for investors, better outcomes for every dollar of health care spending, and more efficient R&D and operations at drug companies."

- check out the press release for more

 

 

When your carpet calls your doctor (cliquez pour voir l'article)
Apr 8th 2010 | NEW YORK
From The Economist print edition


The coming convergence of wireless communications, social networking and medicine will transform health care

 

 

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  Aides d'État: la Commission approuve la modification apportée au régime de capital-investissement adopté par la France pour dynamiser l’économie réelle Bruxelles, le 16 mars 2009

La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles du traité CE sur les aides d'État, une augmentation temporaire des tranches d'investissement prévues par un régime français de capital-investissement auquel elle a donné son feu vert en mars 2008 (voir IP/08/434). Les modifications proposées sont conformes au cadre communautaire temporaire pour les aides d'État destinées à favoriser l'accès au financement dans le contexte de la crise économique et financière actuelle adopté par la Commission (voir IP/08/1993). Plus particulièrement, l'augmentation des tranches d'investissement n'est possible que jusqu'à la fin de 2010.

Mme Neelie Kroes, commissaire responsable de la concurrence, s'est exprimée en ces termes: «La Commission a rapidement autorisé une nouvelle mesure adoptée par la France pour dynamiser son économie réelle. Ce pays démontre de quelle manière les États membres peuvent tirer parti du cadre temporaire adopté par la Commission pour intensifier leurs efforts de lutte contre les effets de la crise.»

La mesure notifiée par la France le 2 mars dernier modifie un régime de capital-investissement précédemment autorisé par la Commission (voir IP/08/434). Ce régime prévoit des réductions de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en faveur des investissements de particuliers dans des petites et moyennes entreprises (PME), facilitant ainsi l'accès de ces dernières au capital-investissement.

La modification temporaire consiste à augmenter les tranches maximales d'investissement, qui passeront de 1,5 à 2,5 millions €, pour chaque période de douze mois. Cette modification, autorisée au titre du point 4.6.2 b) du cadre communautaire temporaire pour les aides d'État (IP/08/1993), sera applicable jusqu'à la fin de 2010.

 

Le capital-risque français dépasse le milliard d'euros investi

La croissance de 18% des investissements au second semestre témoigne de l'appétit des investisseurs en dépit de la crise. Cependant, 70% des fonds alloués sont dédiés à des seconds tours en raison de la fermeture de la Bourse et les valorisations des sociétés ont été divisées par deux en un an.

Pas d'aversion pour le capital-risque malgré la crise. La semaine dernière encore , Sofinnova a cédé pour 700 millions de dollars CoreValve après lui avoir alloué 4,5 millions d'euros. Le fond reste l'investisseur français le plus actif, avec 45,1 millions alloués au capital-risque en 2008, selon l'indicateur Chausson Finance, puiblié aujourd'hui. Mais cet activisme est très partagé. Pour la première fois depuis huit ans, les entreprises françaises de technologies non cotées ont bénéficiées de plus de 1 milliard d'euros du capital risque. Au deuxième semestre, la dynamique des fonds accordés s'est poursuivie, en croissance de 18%, à 556 millions d'euros investis par rapport aux six premiers mois de l'année. Le montant alloué par entreprise augmente de 12%, à 1,7 millions d'euros. Une résistance qui tient à la stabilité des sources de financement.

"60% environ des fonds de capital-risque sont investis par des structures types FCPI et FIP qui collectent de l'argent chaque année et sont contraintes d'investir ces sommes sous deux ans sous peine de perdre leurs avantages fiscaux, explique Christophe Chausson, le président de la société de conseil en levées de fonds. De plus les investissements en capital-risque se font sans appel à la dette à la différence des LBO, et donc ne sont pas affectés par l'assèchement du crédit. Le secteur bénéficie en outre de la fermeture du buy-out, poussant nombres d'entreprises matures à venir chercher des capitaux chez ces fonds de capital-risque."

Deuxièmes tours de table

Les fonds de capital-risque ont même fait un retour en force sur Internet, l'un des segments au coeur de la crise il y a quelques années. Ces entreprises connaissent la plus forte croissance d'investissement (+92%, 95,1 millions d'euros) par rapport au premier semestre 2008. La santé demeure le secteur phare, avec 121,7 millions d'euros des montants alloués. Mais les énergies renouvellables l'ont détronée au palmarès des plus gros tours de table pour la première fois depuis deux ans.

Cependant le capital-risque n'a pas été entièrement immunisé contre la crise. A la grande différence des acquisitions de LBO, la valeur des opérations a été touchée de plein fouet. "En un an, les valorisations ont été divisées par deux" indique Christophe Chausson.

Enfin, 70% des investissements sont désormais consacrés à des deuxième tours de table en raison de la fermeture des marchés boursiers. "L'aversion au risque pousse les fonds à remonter dans la chaîne d'investissement et à préférer des opérations de type capital-développement" indique le responsable.Les deuxièmes tours ont concentrés 387,5 millions d'euros sur 556 millions libérés sur le semestre.

 

A. DR, Les Echos , lundi 9 mars 2009

 

 

 

 

 

 

Business angels santé français

Le bilan d'activité 2007 de France Angels qui fédère les réseaux de business angels français, indique que les 54 réseaux adhérents de France Angels ont financé 214 projets pour 37 millions d'euros. Si la part du lion revient aux secteurs d'internet, du e-commerce et des logiciels avec 60 % des entreprises financées issues de ces domaines, la santé et les biotechnologies représentent 15 % des PME soutenues. Cette proportion devrait, selon toute vraisemblance, progresser dès cette année, avec la naissance d'Angels Santé. Ce réseau qui vient d'être créé par quatre entrepreneurs et acteurs du monde industriel, Pierre-Emmanuel Aubert, médecin et créateur de Médiforce-BNP Paribas et du département santé de Bossard Consultants, Pierre Créau, ancien dirigeant d'Alcatel, Guy-Charles Fanneau de la Horie, pdg de Neovacs et Pascal Regen, président du directoire de Depolabo, se propose de fédérer des investisseurs autour de projets dédiés à la santé et aux sciences de la vie. Quatre investissements ont ainsi déjà été réalisés depuis le début de l'année.

Biopharmaceutiques – 12 juin 2008

 

 

 

 

Business Finance - Essential facts about Business Angels

 

Despite it not really reflecting the diverse range of small businesses started in the UK, the TV programme Dragons’ Den has done a great job in educating people about a handy source of funding: Business Angels.

Just like the Dragons themselves, Business Angels are people who are already minted, and want to invest in businesses to make even more cash!

Angels invest on their own or together as syndicates. Typically they are looking for high growth industries. And depending on the people involved, they are more likely to take a punt on something that hasn’t been done before, as a business like that will probably be better placed to grab a larger share of a potential market.

To attract a business angel you need a solid business plan. Decisions are typically made quickly. While it’s great to get angel funding, there are downsides too. You will be handing over a slice of your company to someone else – if you’ve previously owned it 100%, this could be tough as you won’t have overall control of the decisions any more. Some angels are hands on, some aren’t. You may certainly find them “meddling” in the business if it doesn’t perform as expected.

Here are some other essential facts you need to know about Business Angels before you go hunting their cash.

What is the business angel looking for?

The typical business angel has between £10,000 and £750,000 to invest – and of course they will want as near a guaranteed return as possible. So they will want to determine the experience and expertise of the people who started the business and manage it. No business angel will hand their money over unless they have confidence in the people involved.

They will also be keen to ascertain what gives the business a competitive edge in its market place, how it has performed so far, and what the potential growth is. And of course they’ll need to see a plan of how their investment will be used to grow the business. You’re not going to impress a business angel if you desperately need the cash just to pay the wages for the next few months.

It will also give a business angel confidence to see the business’s founders put their own money in, even if it is just a few thousand.

Check the business angel’s motivation

Why do they want to invest in your business? Do they see you as a way of making a quick buck, or do they have a genuine desire to help the business grow and thrive, of course making a profit along the way? Most business angels only invest once or twice a year. Ask yourself if a serial investor has the time and right motivation to get involved.

What can the business angel bring to the table?

The best business angel matches happen when the angel doesn’t just invest cash; they bring knowledge too. For example, if you are very good at making a product and your business angel is very good at marketing, it could be a match made in heaven.

How much do they want to be involved?

It’s understandable that your business angel will need updating on the performance and direction of the business regularly. This can be done with pre-agreed regular meetings. You should ensure your business angel and you have a clear agreement on how else they will get involved in the business. Are you relaxed about them walking around your premises chatting to staff?

Remember your business angel could have made their money building their own business, so will probably have something to add to help make life easier for you. However it is easier to set the boundaries before any investment is made.

Are you and the business angel compatible?

It’s vital to spend time with the business angel before investment and check you can have a solid relationship. Any cracks will grow if the business doesn’t perform as expected. It’s also worth checking the business and the angel’s skill set match.

What is their likely exit strategy?

A business angel is primarily investing to make a profit. And that means they may be likely to sell down the line. Don’t be afraid to discuss this before investment. If you are both working to a shared five year goal where you can buy the angel out, it will give you both focus.

Further Business Angel Resources

It’s worth asking around your regular network to see who is looking for an investment. Someone you have built a relationship with before investment is even discussed, could make a very strong partner.

There is also a British Business Angel Association, which has a directory of potential business angels here.

Posted October 8, 2008

 

 

 

 

Innovation et transfert de technologie

Capitaux-risqueurs et Business Angels s'adaptent pour résister aux remous de la crise financière:

Ces dernières semaines, les deux principaux vecteurs financiers de l'innovation technologique aux Etats-Unis, à savoir les sociétés de capital-risque (Venture Capital) et les business angels, ont réalisé que, eux non plus, n'étaient pas immunisés contre les conséquences de la crise financière.

Les VC et les angels, avec respectivement plus de 30 milliards de dollars (environ 23 milliards d'euros) et 26 milliards de dollars (20 milliards d'euros) investis en 2007 dans les jeunes pousses, alimentent le développement de l'innovation. Capitaux-risqueurs et business angels comptent tous deux sur les jeunes pousses acquises et/ou sur leur introduction en bourse pour générer des plus-values, parfois colossales, à l'image de ce qui s'est produit pour Google, Yahoo et Apple pour ne citer que les plus connues.

Cependant, d'après les chiffres publiés la semaine dernière par l'association américaine des capitaux-risqueurs (National Venture Capital Association, NVCA), les investissements à risques provenant des VC pour le troisième trimestre 2008 auraient été de 7 milliards de dollars (5,4 milliards d'euros), chutant ainsi de presque 10% par rapport à la même période l'année dernière. Cette baisse est la plus forte jamais enregistrée depuis celle du printemps 2003. L'industrie des hautes technologies se remettait alors des pertes dues à l'explosion de la bulle Internet.

Comme nous nous en sommes fait l'écho dans le BE 138, la fragilité actuelle des marchés a entraîné la prudence des investisseurs vis-à-vis des technologies émergentes. Ainsi les acquisitions sur le marché ont considérablement diminué rendant plus maigres les bénéfices générés par les sociétés de capital-risque et les angels. Jusqu'à présent cette année, seulement sept entreprises soutenues par des VC ont réussi une introduction en bourse, le plus petit nombre depuis 31 ans. De plus, toujours selon la NVCA, il n'y a eu que 58 acquisitions lors de ce troisième semestre 2008, contre 102 pour la même période l'année dernière. Fait symptomatique, CISCO System Inc., qui, depuis 2000 a absorbé quelques 44 jeunes pousses, n'a pas conclu une seule affaire depuis le début de l'année 2008.

Les sociétés de capital-risque les plus connues de la Silicon Valley, Sequoia Capital et Benchmark Capital, ont d'ores et déjà conseillé aux entreprises de leur portefeuille d'investissement de revoir leurs plans à la baisse pour l'année prochaine et de réduire les coûts au maximum. Dans cette optique, certaines jeunes pousses, particulièrement celles de l'Internet, ont entamé des réductions d'effectifs. Par ailleurs, les VC ne prennent plus autant de risques qu'auparavant et misent davantage sur les projets qu'ils soutiennent déjà, que sur de nouvelles affaires.

Le domaine le plus touché par les remous de la crise est celui des technologies de l'information et de la communication. Les investissements des VC dans les entreprises de l'Internet ont en effet chuté de 36% par rapport à l'année 2007. En revanche, la diminution des investissements des VC aurait pu être bien plus importante sans leur intérêt croissant pour les biotechnologies et les énergies renouvelables, secteurs dans lesquels les investissements à risques ont augmenté respectivement de 2% et 17% par rapport à l'année 2007.

D'autre part, la baisse généralisée des cours de bourse a aussi son pendant positif, du moins pur les investisseurs. La valeur de la majeure partie des entreprises a en effet diminué, permettant ainsi aux VC et aux business angels de négocier une part plus grande de la compagnie soutenue pour une même somme d'argent. En cas d'acquisition ou d'introduction en bourse de la jeune pousse, le VC peut donc espérer un retour sur investissement plus important. La balle est désormais dans le camp des investisseurs, qui dictent leurs conditions comme ils l'entendent. Le financement par le capital-risque va devenir de plus en plus cher pour l'entrepreneur.

Mais les sociétés de capital-risque ne sont pas les seules à se montrer prudentes. Des données publiées par le centre pour la recherche en capital-risque de l'université du New Hampshire montrent que le nombre de jeunes pousses soutenues par les business angels au cours de la première moitié de 2008 a diminué, de 4% par rapport à l'année 2007. Dans le même temps, le total des sommes investies aurait augmenté de 4,2%. Ceci marque un net changement dans la manière d'investir de ces investisseurs providentiels. Tous comme les VC, les angels misent désormais davantage sur les projets connus ou moins risqués que sur de nouveaux projets d'innovation de rupture. Par ailleurs, afin de diminuer encore les risques, les angels se regroupent et sont en général plus nombreux à soutenir une même jeune pousse.

La vraie question est maintenant de savoir combien de temps les capitaux-risqueurs et les business angels vont rester globalement "sur la touche" quand il s'agit de porter de nouveaux projets. Cette diminution de la prise de risques des deux moteurs principaux de l'innovation aux Etats-unis pourrait sur le long terme considérablement pénaliser l'avancée technologique du pays. En effet, qu'en serait-il aujourd'hui de l'économie des hautes technologies si personne n'avait pris le risque de miser sur des projets au départ hautement incertains comme ceux de Google ou d'Apple?

 Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56415.htm

 

 

La Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris La Villette a organisé, du 15 novembre au 13 décembre 2008, un cycle de conférences sur le thème : "Le médicament, une industrie, une économie."

Nous vous invitons à télécharger sur le site de la Cité (www.cite-sciences.fr) la conférence prononcée le 6 novembre 2008 par Claude Le Pen, économiste de la santé et professeur à l'Université Paris Dauphine sur le thème "Les défis économiques du médicament".